Yoko KUME

Yoko Kumé est née à Tokyo. Après des études d’art au Japon et aux Beaux-Arts de Paris, elle vit et travaille désormais en région parisienne. En 1995, elle reçoit le Prix du portrait Paul Louis Weiller. Yoko expose régulièrement au Japon, en France, et en Europe.

Le livre de l’écrivain japonais Tanizaki, « L’éloge de l'ombre », est pour elle une révélation, avec son concept d’animation des personnes et objets avec un filtre lumineux qui sculpte les ombres. Ainsi son regard de peintre va peu à peu se focaliser sur le monde de son quotidien, des objets de son atelier, très ordinaires, afin d’en dépasser le coté banal, le rendre vivant. Elle pose un regard sensible sur ce qui l’entoure, et entre ses mains expertes en calligraphie, la magie opère, par une technique longuement pratiquée qui fait dialoguer cultures picturales de l’Orient et de l’Occident.

Ses formats ne sont pas immenses, sa technique est trop minutieuse et délicate pour cela. Quand elle peint une fleur, Yoko fait renaitre la fleur, elle la fait « apparaitre » par un lent processus de matière fluide, transparente, voire immatérielle, longuement travaillé, comme si l’action même de peindre, par sa sensualité, son coté physique, concret, lui donnait accès à l’existence propre de cette fleur.

Ses peintures se situent dans un espace à part, atmosphérique, flottant  et vibrant. Elles sont figuratives, mais seulement après une longue période d’abstraction, d’irréalité, afin de donner forme  à la non-forme, au chaos originel. D’ailleurs, ses titres parlent d’eux-mêmes : « Figure intemporelle, la beauté suspendue, nuage floral, etc… ». Ses toiles ne « figurent «  pas grand-chose, ce n est pas cela que l on va remarquer de prime abord, mais plutôt une ambiance, une atmosphère, une tendance… La figure est secondaire, ce sont les coulisses, mais sur la scène de Yoko, ne brillent que les feux de son extrême sensibilité…


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Tempera, détrempe, huile, aquarelle, telles sont ses outils de prédilection, ainsi que le monotype. 

 

D’une manière toute zen et personnelle dont elle a le secret, Yoko Kumé nous emmène dans son univers contemplatif, propice  à une approche méditative et interrogative de nos vies parfois trop occidentales…

Depuis 2012   Session House, Gallery Garden, Kagurazaka,Tokyo
Depuis 2013   Gallery Iroha-Do, Kinasa, Nagano, Japon
2013   9eme International Visual Arts Workshop & Exhibition, Bangkok
1991   Fujii Gallery Moderne, Tokyo
1995  Prix de Portrait Académie des Beaux Arts, Paris